Posted by: Olivier De Los Bueis | 31 janvier 2008

Astérix, bien mais pas top

Cinéma, cinéma… Hier, Zizou annoncé oblige, je me suis rendu comme bon nombre de mes concitoyens et toyennes,  dans une salle obscure m’enfermer pendant deux heures dans une salle noire mal sonorisée pour entendre beugler quelques dialogues de la nouvelle livrée d’Astérix… entre deux écrasements de pop-corn à dix euros et trois succions de glace un peu plus chère. Après m’être étonné qu’on emmène des enfants de moins de sept ans au cinéma à la séance de neuf heures une veille d’école, la bande annonce du prochain Rambo retentit, le film va bientôt commencer.

 Astérix aux Jeux Olympiques, un film à gros budget, avec des acteurs gigantesques (Delon, Depardieu, Cornillac, Poelvoorde), des figurants énormissimes (Zidane, donc, Tipi Parker, Michael Schumacher, Jean Todt), des petits rôles tenus par des grands acteurs (Jamel Debbouze…). Bref tout est réuni, avec une promotion omniprésente pour nous… endormir.

Alors, ai-je dormi ? Et bien non. Ai-je ri ? Oui, surtout à la fin. Le reste de temps, je me suis amusé, j’ai même rigolé…Sans garder un sourire impérissable des Blagues.  Honnêtement, l’Astérix version Chabat m’avait bien conquis. Mais dans le Chabat, il n’y avait pas Zizou avec des cheveux. Sacré Numéro10.

 

 

asterix

Alain Delon, Avez-vous été surpris que Thomas Langmann vienne vous proposer

de jouer César dans Astérix aux Jeux Olympiques ?

Alain Delon – Disons que je n’ai pas été surpris par César mais quej’ai été surpris par le contexte d’Astérix ! C’est tout à l’honneur de

Thomas Langmann d’avoir insisté pour me faire lire le scénario bien

qu’ayant déclaré que j’arrêtais le cinéma. Hormis une petite participation

dans Les Acteurs de Bertrand Blier, je n’avais pas fait de film

depuis 1998, depuis Une chance sur deux. Lorsque j’ai refermé lescénario, j’ai dit : « Je le fais ». C’est aussi simple que ça.

Astérix est

donc mon retour au cinéma. J’ai trouvé le scénario vraiment bien et

le rôle fabuleux. Et en même temps inattendu – pour l’acteur que

je suis et que connaissent les spectateurs.

C’est un rôle qui joue à la fois sur votre légende et sur votre image,

y compris sur l’image caricaturale qu’en donnent certains ?

A.D. – C’est justement ce qui m’a fait accepter le film tout de suite.

J’ai trouvé ça tellement drôle, tellement intelligent, tellement malin,

bien venu, bien amené, totalement en situation. Il ne faut pas trop

le dire pour laisser la surprise aux spectateurs, mais c’était fabuleux

de pouvoir jouer avec ça. Et puis, çela m’a amusé de faire une chose

aussi nouvelle… Je n’ai jamais joué là dessus jusqu’à présent.

Votre filmographie ne comporte d’ailleurs pas beaucoup de

comédies…

A.D. – Non, il y a Doucement les basses et peut-être une autre mais

pas beaucoup plus. Mais là, ce n’est pas qu’une comédie. C’est autre

chose, il y a une autre dimension. Et César n’est pas un personnage

ordinaire !

Un de vos acteurs préférés, un de vos modèles même, a aussi interprété

Jules César : Marlon Brando…

A.D. – Ce n’était pas dans une comédie mais dans une adaptation

de la pièce de Shakespeare. Pendant le tournage, j’ai d’ailleurs

affiché dans ma loge une photo de Brando en César dans le film de

Manckiewicz. Avec John Garfield, c’est vrai, c’est mon idole. Pour

moi, c’est le cinéma. Je regretterai toute ma vie de ne pas avoir pu

donner la réplique à Brando. Cela a failli se faire [dans l’adaptation

de Proust que voulait faire Luchino Visconti], il avait donné son

accord mais le projet a capoté… On s’est revus des années plus tard,

lorsque sa fille a eu des ennuis. Je lui ai trouvé un avocat, je l’ai

aidé, je lui ai proposé de lui prêter ma maison de Genève à l’époque.

Je crois que cette histoire-là ne l’a pas aidé à bien vieillir. Il m’a écrit

ensuite une très belle lettre…

Le César que vous jouez ici est affligé d’avoir pour fils Brutus. Que

pensez-vous de Benoît Poelvoorde ?

A.D. – C’est un acteur complet. Ce qui me surprend, c’est son talent,

son métier, alors qu’il est jeune. On peut lui demander n’importe

quoi. Il peut tout faire. Ce qu’il a fait dans Podium, c’est hors du

commun ! Et puis après, il a enchaîné avec le drame d’Anne Fontaine !

Hallucinant. Dans ce film, sans parler de votre serviteur et de

Depardieu – maintenant on est quasiment tous les deux une autre

génération, il y a tellement longtemps que nous sommes dans le

métier ! – il y a deux acteurs exceptionnels : Poelvoorde et Cornillac.

Connaissiez-vous Clovis Cornillac ?

A.D. – Très peu, je l’avais vu deux trois fois au cinéma, notamment dans Brice de Nice. Je n’ai pas vu les autres Astérix avec Clavier,

mais ce que fait Cornillac ici est stupéfiant.

La première fois où vous avez croisé Gérard Depardieu, c’était dans

Deux hommes dans la ville où il avait un tout petit rôle. Vous

souvenez-vous de lui à l’époque ?

A.D. – Oui, bien sûr ! Lui aussi s’en souvient. On ne peut pas oublier

des choses comme ça. C’est un des films que je préfère dans ma

carrière. Gabin, Giovanni… J’étais producteur du film. Je me souviens

il y avait aussi Victor Lanoux et Bernard Giraudeau… C’est un plaisir

de retrouver Gérard sur ce film-là, même si nous avons très peu de

scènes ensemble.

Est-ce qu’il y a une scène que vous appréhendiez particulièrement ?

A.D. – Non. Si j’avais dû appréhender quelque chose, cela aurait été

le rôle en général. Mais même pas. Je me suis lancé ! Et voilà !

Certains vont être surpris de voir que vous pouvez avoir autant

d’humour sur vous-même…

A.D. – Pour être surpris, ils vont être surpris ! Et comme dit Gérard,après, tous les commentaires s’arrêteront !

Réponses

[...] Ma Chronique à Chaus, clqiuez ici [...]

Leave a response

Your response:

Catégories