Cinéma, cinéma… Hier, Zizou annoncé oblige, je me suis rendu comme bon nombre de mes concitoyens et toyennes, dans une salle obscure m’enfermer pendant deux heures dans une salle noire mal sonorisée pour entendre beugler quelques dialogues de la nouvelle livrée d’Astérix… entre deux écrasements de pop-corn à dix euros et trois succions de glace un peu plus chère. Après m’être étonné qu’on emmène des enfants de moins de sept ans au cinéma à la séance de neuf heures une veille d’école, la bande annonce du prochain Rambo retentit, le film va bientôt commencer.
Astérix aux Jeux Olympiques, un film à gros budget, avec des acteurs gigantesques (Delon, Depardieu, Cornillac, Poelvoorde), des figurants énormissimes (Zidane, donc, Tipi Parker, Michael Schumacher, Jean Todt), des petits rôles tenus par des grands acteurs (Jamel Debbouze…). Bref tout est réuni, avec une promotion omniprésente pour nous… endormir.
Alors, ai-je dormi ? Et bien non. Ai-je ri ? Oui, surtout à la fin. Le reste de temps, je me suis amusé, j’ai même rigolé…Sans garder un sourire impérissable des Blagues. Honnêtement, l’Astérix version Chabat m’avait bien conquis. Mais dans le Chabat, il n’y avait pas Zizou avec des cheveux. Sacré Numéro10.

Alain Delon, Avez-vous été surpris que Thomas Langmann vienne vous proposer
de jouer César dans Astérix aux Jeux Olympiques ?
Thomas Langmann d’avoir insisté pour me faire lire le scénario bien
qu’ayant déclaré que j’arrêtais le cinéma. Hormis une petite participation
depuis 1998, depuis Une chance sur deux. Lorsque j’ai refermé lescénario, j’ai dit : « Je le fais ». C’est aussi simple que ça.
donc mon retour au cinéma. J’ai trouvé le scénario vraiment bien et
le rôle fabuleux. Et en même temps inattendu – pour l’acteur que
je suis et que connaissent les spectateurs.
C’est un rôle qui joue à la fois sur votre légende et sur votre image,
y compris sur l’image caricaturale qu’en donnent certains ?
J’ai trouvé ça tellement drôle, tellement intelligent, tellement malin,
bien venu, bien amené, totalement en situation. Il ne faut pas trop
le dire pour laisser la surprise aux spectateurs, mais c’était fabuleux
de pouvoir jouer avec ça. Et puis, çela m’a amusé de faire une chose
aussi nouvelle… Je n’ai jamais joué là dessus jusqu’à présent.
Votre filmographie ne comporte d’ailleurs pas beaucoup de
comédies…
pas beaucoup plus. Mais là, ce n’est pas qu’une comédie. C’est autre
chose, il y a une autre dimension. Et César n’est pas un personnage
ordinaire !
Un de vos acteurs préférés, un de vos modèles même, a aussi interprété
Jules César : Marlon Brando…
de la pièce de Shakespeare. Pendant le tournage, j’ai d’ailleurs
affiché dans ma loge une photo de Brando en César dans le film de
Manckiewicz. Avec John Garfield, c’est vrai, c’est mon idole. Pour
moi, c’est le cinéma. Je regretterai toute ma vie de ne pas avoir pu
donner la réplique à Brando. Cela a failli se faire [dans l’adaptation
de Proust que voulait faire Luchino Visconti], il avait donné son
accord mais le projet a capoté… On s’est revus des années plus tard,
lorsque sa fille a eu des ennuis. Je lui ai trouvé un avocat, je l’ai
aidé, je lui ai proposé de lui prêter ma maison de Genève à l’époque.
Je crois que cette histoire-là ne l’a pas aidé à bien vieillir. Il m’a écrit
ensuite une très belle lettre…
Le César que vous jouez ici est affligé d’avoir pour fils Brutus. Que
pensez-vous de Benoît Poelvoorde ?
son métier, alors qu’il est jeune. On peut lui demander n’importe
commun ! Et puis après, il a enchaîné avec le drame d’Anne Fontaine !
Hallucinant. Dans ce film, sans parler de votre serviteur et de
Depardieu – maintenant on est quasiment tous les deux une autre
génération, il y a tellement longtemps que nous sommes dans le
métier ! – il y a deux acteurs exceptionnels : Poelvoorde et Cornillac.
Connaissiez-vous Clovis Cornillac ?
mais ce que fait Cornillac ici est stupéfiant.
La première fois où vous avez croisé Gérard Depardieu, c’était dans
souvenez-vous de lui à l’époque ?
des choses comme ça. C’est un des films que je préfère dans ma
carrière. Gabin, Giovanni… J’étais producteur du film. Je me souviens
il y avait aussi Victor Lanoux et Bernard Giraudeau… C’est un plaisir
de retrouver Gérard sur ce film-là, même si nous avons très peu de
scènes ensemble.
Est-ce qu’il y a une scène que vous appréhendiez particulièrement ?
le rôle en général. Mais même pas. Je me suis lancé ! Et voilà !
Certains vont être surpris de voir que vous pouvez avoir autant
d’humour sur vous-même…
A.D. – Pour être surpris, ils vont être surpris ! Et comme dit Gérard,après, tous les commentaires s’arrêteront !
Publié dans Blog d'ODLB, Lu, vu, entendu... | Tags : Astérix, Zidane