Et oui, ce dimanche c’est Clasico et un nouveau reportage à effectuer :
La Une du seul quotidien sportif national français qui n’est pas consacrée à Marseille-PSG ! Inimaginable au pays du vrai Clasico espagnol entre le Real Madrid et le Barça. De l’autre côté des Pyrénées, les quotidiens castillans et catalans se répondraient avec des Unes accrocheuses sur le « Derbi ». Pour L’Equipe, deux pages seulement et une Une consacrée à Lyon qui a chuté au Mans. Vraiment, ce classique français a perdu de son poids. Dans la fraîcheur de ce dimanche en Provence, sous un ciel bas et gris digne de la Capitale, il faut aller dans les troquets ou chez les libraires pour retrouver un semblant de passion. Et encore, on est loin des dimanches de Clasicos espagnols où chacun affiche sa préférence aux balcons pour l’un des deux géants.
Pour les supporters phocéens, cet OM-PSG resterait malgré tout le match de l’année, comme l’indique Le Dauphiné Libéré : « Le calme précède toujours la tempête. Et cette énième explication entre les deux « clubs ennemis » de plus de trente ans n’a pas échappé aux dérapages sciemment incontrôlés », note Jean-Michel Bennedetti. Une flèche de Pape Diouf envers une frange de supporters parisiens a en effet provoqué un début d’incendie. Du temps de Tapie et Denisot, on aurait appelé les pompiers voire même l’armée pour éviter le drame. Là, 500 policiers et gendarmes – seulement - seront mobilisés pour éviter les débordements des supporters.
Dans ce calme latent, les invectives entre les deux camps, moins nombreuses que par le passé, ont laissé place à l’enjeu sportif dans les quotidiens. La Provence préfère ce dimanche opposer les deux gardiens, Landreau et Mandanda, que les supporters. On donne également la part belle dans le JDD ou dans La Provence au premier classique français d’Eric Gerets, qui en a connu d’autres en Belgique, Pays-Bas ou Turquie. L’ancien défenseur espère une ambiance chaude mais chaleureuse : « Les supporters doivent soutenir leur équipe et siffler l’adversaire car cela appartient au décor. Mais sans atteindre les débordements vécus cette saison en Italie », explique l’ancien joueur du Milan AC. Place désormais au jeu : si le contexte est dépassionné, on ne peut que souhaiter un nouvel embrasement mais uniquement technique et sportif. Aux acteurs de ce match de briller de mille feux pour montrer que ce classique du championnat mérite encore son nom et la Une des journaux.
